Les réflexions décalées d’une Mama Coach — By Malika, la Spider Mama 🕷️

Je vais vous avouer quelque chose : être parent et parler d’autodétermination, c’est

parfois un peu risqué.

Parce que sur le papier, nous sommes nombreux à être d’accord.

Nous voulons des enfants autonomes. Des jeunes capables de prendre des décisions, de

défendre leurs idées, de construire leur avenir et de ne pas dépendre éternellement de

nous.

Mais dans la vraie vie… c’est une autre histoire.

Il suffit que notre enfant fasse un choix que nous ne comprenons pas pour que notre

belle théorie commence à prendre quelques coups.

Et là, la Mama Coach en moi regarde la maman que je suis et se dit : « Humm… ma

chère, calme-toi. »

Parce que derrière notre envie de protéger nos enfants se cache parfois une difficulté

plus profonde : accepter qu’ils deviennent eux-mêmes.

Nous voulons leur liberté, mais avec nos conditions

C’est un drôle de paradoxe.

Nous disons à nos jeunes : « Tu dois apprendre à décider. »

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Puis, lorsqu’ils décident, nous leur expliquons pourquoi leur décision n’est

probablement pas la bonne.

Nous leur disons : « Il faut avoir confiance en toi. »

Puis nous nous inquiétons lorsqu’ils choisissent une voie qui ne correspond pas à ce

que nous avions imaginé.

Je ne dis pas cela pour accuser les parents. J’en fais partie.

Nous avons peur.

Peur qu’ils se trompent. Peur qu’ils souffrent. Peur qu’ils manquent d’argent. Peur

qu’ils gâchent leur potentiel. Et, soyons honnêtes, peur aussi du regard des autres.

Parce que chez nous, le regard social pèse lourd.

Un enfant qui réussit dans une voie reconnue rassure tout le monde. Un jeune qui

décide de prendre un chemin moins classique peut rapidement devenir un sujet de

conversation familiale.

Et personne n’a envie que son enfant devienne le sujet de la conversation du quartier.

😄

Pourtant, se tromper fait partie du chemin

Je crois profondément que l’échec n’est pas le contraire de la réussite.

Il peut en être une étape.

Encore faut-il avoir eu le droit d’essayer.

Un jeune qui n’a jamais le droit de prendre une décision risque de devenir un adulte

qui attend toujours que quelqu’un lui dise quoi faire. À l’inverse, celui qui a pu

expérimenter, se tromper, comprendre ce qui n’a pas fonctionné et recommencer

développe progressivement quelque chose de précieux : la capacité à se faire

confiance.

C’est cela qui m’intéresse dans l’autodétermination.

Ce n’est pas « faire ce que je veux ».

Ce n’est pas non plus « personne ne peut me dire quoi faire ».

L’autodétermination, telle que je la conçois, c’est apprendre à devenir suffisamment

conscient de soi pour pouvoir faire des choix qui ont du sens, tout en assumant qu’ils

ont des conséquences.

Et cette capacité ne tombe pas du ciel à 18 ans.

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Elle se construit bien avant.

Le rôle des adultes change

C’est probablement l’une des choses les plus difficiles à accepter.

À mesure que l’enfant grandit, notre rôle devrait évoluer.

Au début, nous faisons beaucoup à sa place. Puis nous lui montrons comment faire.

Ensuite, nous l’accompagnons. Et progressivement, nous devons accepter de prendre

un peu de recul.

Pas parce que nous n’avons plus rien à transmettre.

Au contraire.

Notre expérience devient alors une ressource. Nous pouvons partager ce que nous

avons appris, raconter nos erreurs, donner des repères, poser des questions, aider à

regarder les conséquences d’un choix.

Mais la décision ne nous appartient plus toujours.

C’est une forme de transmission que nous devons peut-être réapprendre.

Transmettre sans imposer. Conseiller sans décider. Protéger sans enfermer.

Et surtout, accepter que notre enfant ne soit pas notre deuxième chance de vivre la vie

que nous aurions voulu avoir.

Et si nous changions légèrement notre façon de les accompagner ?

Au lieu de toujours demander à un jeune : « Pourquoi tu veux faire ça ? », nous

pourrions parfois lui demander : « Qu’est-ce qui est important pour toi dans ce choix ?

»

Au lieu de répondre immédiatement lorsqu’il rencontre une difficulté, nous pourrions

lui demander : « Qu’est-ce que tu envisages de faire ? »

Cela ne signifie pas le laisser se débrouiller seul.

Cela signifie lui permettre de chercher.

De réfléchir.

De construire sa propre réponse.

C’est une différence importante.

Parce que notre objectif, en tant qu’adultes, ne devrait pas être de rendre les jeunes

dépendants de nos réponses.

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Il devrait être de les aider à développer suffisamment de ressources pour trouver les

leurs.

C’est exactement la conviction qui nourrit mon engagement auprès des jeunes.

Je ne crois pas que nous ayons besoin d’une jeunesse qui attend qu’on lui dise quoi

faire.

J’ai envie de contribuer à faire grandir une jeunesse capable de penser, de choisir et

d’agir, tout en restant consciente des autres et du monde dans lequel elle évolue.

Une jeunesse qui ne part pas de zéro parce que nous lui avons transmis notre

expérience, mais qui ne se contente pas non plus de reproduire notre parcours.

Après tout, nous ne sommes pas là pour fabriquer des copies de nous-mêmes.

Nous sommes là pour transmettre le fil. À eux de tisser leur propre chemin.

Je regarde. J’écoute. Je questionne. Et je tire le fil.

Malika, la Spider Mama 🕷️


Le fil à retenir : cette réflexion invite à regarder autrement les réalités vécues par les jeunes et à renforcer leur capacité à comprendre, choisir et agir.

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