Les réflexions décalées d’une Mama Coach — By Malika, la Spider Mama 🕷️
« Moi, je veux réussir dans la vie. »
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Je crois que nous avons tous entendu cette phrase.
Et elle est plutôt rassurante.
Un jeune qui veut réussir, c’est un jeune qui a de l’ambition, non ?
Oui. Mais j’ai appris à poser une deuxième question.
« Pour toi, réussir, ça veut dire quoi ? »
Et là, les réponses deviennent beaucoup plus intéressantes.
Pour certains, réussir, c’est avoir beaucoup d’argent. Pour d’autres, obtenir un bon
diplôme, avoir une belle voiture, voyager, construire une maison ou trouver un emploi
bien payé. Certains veulent devenir entrepreneurs. D’autres veulent simplement avoir
suffisamment d’argent pour ne plus dépendre de leurs parents.
Et je ne vais certainement pas leur reprocher de vouloir de l’argent.
L’argent compte.
Il permet de se soigner, de se loger correctement, de soutenir sa famille, de financer ses
projets et parfois simplement de respirer un peu mieux.
Le problème commence lorsque nous finissons par confondre le moyen et la finalité.
Qui nous apprend ce qu’est la réussite ?
C’est une question que je trouve passionnante.
Parce qu’un jeune ne construit pas sa définition de la réussite tout seul.
Il regarde autour de lui.
Il écoute ses parents. Ses enseignants. Ses amis. Les influenceurs. Les réseaux sociaux.
Il voit ce que la société valorise et comprend assez vite ce qui permet d’être admiré.
Et nous avons tous une petite liste, plus ou moins consciente, de ce qui fait une « belle
réussite ».
Le métier qui impressionne.
Le salaire qui fait parler.
La maison qui se voit.
La voiture qui ne passe pas inaperçue.
Le voyage qu’on publie.
Et puis, parfois, le jeune obtient tout cela et découvre qu’il n’est pas forcément
heureux.
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Parce qu’il n’avait jamais vraiment pris le temps de se demander ce qui, lui, le rendait
vivant.
Je ne crois pas à une seule définition de la réussite
C’est peut-être l’une des choses que j’aimerais le plus transmettre aux jeunes.
Il n’y a pas qu’un modèle de réussite.
Il n’est pas obligatoire de devenir cadre dans une grande entreprise. Il n’est pas
obligatoire non plus de créer une start-up, de devenir influenceur ou d’avoir un titre
qui impressionne toute la famille.
Une vie réussie peut prendre des formes très différentes.
Pour quelqu’un, ce sera une carrière brillante. Pour un autre, une petite entreprise qui
lui permet de vivre correctement. Pour un autre encore, un métier qu’il aime, une
famille, du temps pour ses proches et la possibilité de contribuer à sa communauté.
Ce qui compte, à mes yeux, c’est que la personne sache pourquoi elle fait ce qu’elle
fait.
Qu’elle ne passe pas vingt ans à courir derrière une définition de la réussite qui
appartient à quelqu’un d’autre.
Et c’est là que l’autodétermination devient importante
Se connaître.
Comprendre ses forces et ses limites.
Identifier ce qui compte pour soi.
Faire des choix.
Les remettre parfois en question.
Assumer leurs conséquences.
Tout cela paraît simple quand on le dit comme ça. En réalité, c’est un véritable
apprentissage.
Et c’est précisément pour cela que je trouve intéressant de travailler ces sujets avec les
jeunes.
Parce qu’avant de leur demander : « Quel métier veux-tu faire ? », il serait peut-être
utile de leur demander : « Quelle vie veux-tu construire ? »
La réponse peut évoluer. Elle évoluera probablement.
À 18 ans, on n’a pas besoin d’avoir tout compris.
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Mais on peut commencer à chercher.
Une vie réussie, pour moi
Si vous me demandez aujourd’hui ce qu’est une vie réussie, je ne vous répondrai pas
avec un montant sur un compte bancaire ou un intitulé de poste.
Pour moi, c’est une vie dans laquelle on se sent suffisamment aligné entre sa tête, son
cœur et son corps. Une vie dans laquelle on peut faire ce qui nous épanouit, contribuer
à sa communauté et avancer sans vivre constamment sous le regard des autres.
Je sais que cette définition est personnelle.
Et c’est justement le sujet.
Chaque jeune devrait pouvoir construire la sienne.
Notre rôle, en tant qu’adultes, n’est pas de leur donner une définition toute faite de la
réussite.
Nous pouvons leur transmettre notre expérience. Leur montrer les réalités du monde.
Leur parler des conséquences de certains choix. Les aider à regarder plus loin.
Mais à la fin, il faudra bien qu’ils répondent eux-mêmes à cette question :
« Et moi, qu’est-ce qu’une vie réussie ? »
Parce que si nous ne les aidons pas à répondre à cette question, quelqu’un d’autre le
fera à leur place.
Et ce ne sera pas forcément quelqu’un qui connaît leur histoire, leurs rêves ou leurs
aspirations.
Je regarde. J’écoute. Je questionne. Et je tire le fil.
Malika, la Spider Mama 🕷️
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Le fil à retenir : cette réflexion invite à regarder autrement les réalités vécues par les jeunes et à renforcer leur capacité à comprendre, choisir et agir.