Les réflexions décalées d’une Mama Coach — By Malika, la Spider Mama 🕷️
Il y a quelques années, lorsqu’un jeune me disait qu’il voulait devenir entrepreneur, je
trouvais cela plutôt enthousiasmant.
Aujourd’hui, je lui pose quelques questions supplémentaires.
Parce que j’ai fini par comprendre que derrière « je veux créer mon entreprise », il
peut y avoir beaucoup de choses différentes.
Il peut y avoir une véritable passion pour l’entrepreneuriat. L’envie de construire
quelque chose. De résoudre un problème. De créer des emplois.
Mais il peut aussi y avoir une réalité beaucoup plus simple : « Je ne trouve pas de
travail. »
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Et entre ces deux situations, il y a tout un monde.
L’entrepreneuriat est devenu la réponse à beaucoup de choses
On parle énormément d’entrepreneuriat lorsqu’on parle de jeunesse.
Et c’est une bonne chose.
Créer une activité, développer un service ou transformer une idée en entreprise peut
être une formidable voie d’émancipation.
Mais j’ai parfois l’impression que nous présentons l’entrepreneuriat comme la solution
universelle.
Tu ne trouves pas d’emploi ? Entreprends.
Tu veux être indépendant ? Entreprends.
Tu veux gagner plus d’argent ? Entreprends.
À force, on pourrait presque croire qu’il suffit d’avoir une idée et un compte
WhatsApp Business pour devenir entrepreneur. 😄
Or, créer une activité demande bien plus que de l’envie.
Il faut connaître son marché, comprendre ses clients, savoir vendre, gérer son argent,
accepter les périodes difficiles et parfois recommencer plusieurs fois.
Et surtout, il faut avoir quelque chose à proposer qui répond réellement à un besoin.
Je ne voudrais surtout pas décourager les jeunes
Au contraire.
Je voudrais simplement que nous soyons plus honnêtes avec eux.
Tous les jeunes n’ont pas besoin de devenir entrepreneurs.
Certains ont envie de construire une expertise dans une entreprise. D’autres veulent
devenir enseignants, médecins, artisans, ingénieurs, artistes ou fonctionnaires. Certains
découvriront leur voie plus tard.
Et puis il y a ceux qui entreprendront parce qu’ils ont une idée et qu’ils veulent
vraiment la porter.
Toutes ces trajectoires sont légitimes.
L’enjeu n’est donc pas de pousser chaque jeune vers l’entrepreneuriat.
Il est de lui permettre de comprendre ce qui lui correspond et de développer les
compétences nécessaires pour avancer dans cette direction.
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Entreprendre parce qu’on le veut ou parce qu’on n’a pas le choix
Cette distinction me paraît importante.
Un jeune qui crée une activité parce qu’il a identifié une opportunité n’est pas dans la
même situation qu’un jeune qui vend en ligne parce qu’il n’a trouvé aucune autre
source de revenus.
Les deux peuvent réussir.
Les deux peuvent être courageux.
Mais leurs besoins ne sont pas les mêmes.
Le premier aura peut-être besoin d’accompagnement pour structurer son projet. Le
second aura peut-être d’abord besoin de stabilité, de compétences et d’un
environnement qui lui permette de faire grandir progressivement son activité.
C’est pour cela que j’aime regarder la réalité derrière les mots.
Quand un jeune dit « je veux être entrepreneur », j’ai envie de savoir ce qu’il met
derrière cette phrase.
Parce qu’un même mot peut cacher des histoires très différentes.
Et si nous arrêtions d’opposer emploi et entrepreneuriat ?
Je trouve cette opposition assez étrange.
Il faudrait choisir entre être salarié et être entrepreneur comme s’il s’agissait de deux
camps.
Pour moi, le vrai sujet est ailleurs.
Comment permettre à un jeune de devenir capable de créer de la valeur, quel que soit
le cadre dans lequel il travaille ?
Un salarié peut être innovant, prendre des initiatives et créer de la valeur.
Un entrepreneur doit lui aussi savoir collaborer, négocier, écouter, argumenter et
comprendre les besoins des autres.
Dans les deux cas, on retrouve finalement les mêmes fondamentaux.
Se connaître. Savoir communiquer. Prendre des décisions. Travailler avec les autres.
Persévérer.
Et peut-être que c’est cela que nous devrions davantage transmettre.
Pas seulement « crée ton entreprise », mais « apprends à devenir capable de
construire ton avenir ».
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Le chemin pourra ensuite prendre plusieurs formes.
Et c’est très bien ainsi.
Je regarde. J’écoute. Je questionne. Et je tire le fil.
Malika, la Spider Mama 🕷️
Le fil à retenir : cette réflexion invite à regarder autrement les réalités vécues par les jeunes et à renforcer leur capacité à comprendre, choisir et agir.